Les collections
paléontologiques
Les collections minéralogiques  
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Plus de 180 ans d'histoire et toujours d'actualité

C'est à partir de 1824, date de la création, à l'université de Grenoble, de la chaire de Sciences Naturelles que son premier titulaire, le minéralogiste Émile Gueymard, s'attacha à rassembler les premières pièces de ce qui devait devenir les collections minéralogiques de l'Institut Dolomieu. Les premières récoltes paléontologiques conséquentes furent elles réalisées à partir de 1846, par Charles Lory, fondateur de la géologie alpine à Grenoble; mais leur développement spectaculaire est dû à Wilfrid Kilian, successeur de Charles Lory en 1899 et fondateur du laboratoire de Géologie et de Minéralogie.

D'abord installées dans les locaux étroits du Laboratoire de Géologie, situés dans les combles du "Palais de l'Université", un premier déménagement, en 1908, dans l'immeuble de l'ancien archevêché, rendit possible une installation dans de vastes pièces fonctionnelles. Trois salles accueillaient les collections : la salle Ch. Lory (minéralogie), la salle V. Paquier (première partie des céphalopodes crétacés) et la salle A. Gevrey (deuxième partie des céphalopodes crétacés et géologie régionale). Ces collections sont devenues les archives incontestées de tout ce qui intéresse la géologie des Alpes françaises. "Les matériaux de toutes sortes n'ont cessé de s'y accumuler grâce aux dons, aux achats et au service des échanges" (Moret, 1925).


©H. Arnaud

Vers la fin des années cinquante, c'est tout naturellement autour des deux grands instruments de recherche qu'étaient alors la bibliothèque et les collections que le doyen L. Moret conçut les locaux du nouvel Institut Dolomieu. Le déménagement s'effectua à partir de la rentrée 1961, accompagné d'un réaménagement complet des collections. C'est dans ces locaux (voir photo ci-dessus) que se trouvent actuellement les collections de paléontologie, alors que les collections de géologie régionale et de minéralogie ont été transférées hors de leurs locaux d'origine (voir photo ci-après).


©E. Robert

La collection paléontologique rassemble plus 250.000 fossiles. C’est la première collection au monde d’ammonites du Crétacé inférieur méditerranéen.
Le matériel de premier ordre est constitué d'environ 60.000 spécimens, conservés et classés selon des critères taxinomiques, stratigraphiques et géographiques dans une salle d’exposition de l’Institut Dolomieu. Plus de 2500 de ces pièces sont des “types et figurés“, c’est-à-dire des spécimens de référence pour la classification systématique et phylogénétique.
Parallèlement, la salle d'exposition conserve des collections muséologiques, illustrant l'histoire de la paléobiosphère du Paléozoïque au Quaternaire.
La collection paléontologique se compose enfin d'une réserve de 200.000 échantillons à vocation de recherche et de formation.

La collection de minéralogie, hébergée dans le Musée Gueymard, rassemble plus de 4500 pièces minéralogiques, certaines exceptionnelles par leur qualité ou leur rareté, exposées selon leur appartenance à une famille chimique.
Une exposition des matières utiles et des matériaux impliqués dans l’histoire alpine et une série de collections pétrographiques thématiques ou régionales (carbonatites mondiales, thèses alpines, etc…) complètent cette collection.
La collection minéralo-pétrographique comporte également une réserve avec en particulier la collection des gîtes métalliques du SW de la France.

Les 2 collections sont donc de très grande valeur. Et l'OSUG reste sensible à la pérennité de leur sauvegarde et de leur valorisation.
Un premier projet a donc été monté avec le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre d’un contrat quadriennal 2003-2006 avec la “mission pour le soutien à la diffusion de l’information, de la culture scientifique et technique et des musées“. Ce projet a permis d’assurer le maintien de ces collections par une synergie entre leur utilisation comme outils de recherche et de formation et par leur valorisation pour la vulgarisation scientifique.
En 2007, le Ministère a renouvellé son soutien à nos actions de gestion, d'informatisation, de numérisation et de diffusion sur le web; elles se poursuivront au moins jusqu'en 2010.

   
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Sentier géologique de la colline de la Bastille (Grenoble)